Découvrir le courant d’Huchet à pied demande de partir du bon endroit, car les sentiers balisés de la réserve n’ont qu’un seul départ officiel : tout démarre au pont de Pichelèbe, sur la RD328, à Moliets-et-Maâ, où vous trouverez le parking et le point d’information.
De là, 3 sentiers en accès libre s’enfoncent dans la réserve naturelle, sur 3,5 à 8 km selon la direction choisie.
Depuis notre camping près de Léon, comptez 10 minutes de route pour rejoindre le départ de la visite vers le courant d’Huchet !
Trois directions s’offrent aux marcheurs depuis le pont de Pichelèbe, chacune avec un décor et une longueur qui lui sont propres.
Voici comment choisir le sentier le plus adapté à vos envies :
Comptez de 3,5 à 8 km selon la boucle retenue, sur un terrain plat mais parfois sablonneux.
À noter qu’un point d’information installé au pont fonctionne d’avril à septembre, avec des panneaux qui expliquent le fonctionnement de cette zone humide.
Pour compléter la marche, notre guide pour visiter le courant d’Huchet en galupe détaille la version fluviale de la découverte.
Le conseil de Priscilla, de notre équipe à Landes Océanes
« le courant d’Huchet se découvre en barque ou à pied, et les deux se complètent à la perfection. À pied, prenez le côté forêt, ombragé presque tout du long, bien plus supportable qu’en plein cordon dunaire au mois d’août. Vous verrez la même amazonie landaise, mais à votre rythme. »

Découvrir le courant d’Huchet en autonomie est possible, mais une visite guidée change le regard porté sur le site.
Les gardes naturalistes de la réserve encadrent une visite de 2 km, d’une durée d’environ 2h, proposée le mercredi matin pendant les vacances scolaires.
Le tarif démarre à partir de 8 € par adulte et 4 € par enfant à partir de 6 ans, sur réservation au 05 58 48 73 91.
Pour vous, le guide met en lumière les traces de loutre, les cistudes posées sur les troncs et les plantes rares de ce milieu humide. Voilà le meilleur moyen de repérer une faune qui se dérobe presque toujours au promeneur pressé !
Parcourir le courant d’Huchet à pied implique de respecter un cadre strict, qui protège un écosystème rare en Aquitaine :
Si l’accès au courant d’Huchet paraît facile, quelques oublis gâchent vite la sortie.
Ainsi, préférez partir le matin, quand la lumière traverse la forêt galerie et que la faune s’éveille.
Emportez de l’eau, un chapeau et un anti-moustiques, indispensable près des zones humides.
De plus, des chaussures fermées valent mieux que des sandales, le sable et les racines occupant une bonne part du tracé.
Enfin, une paire de jumelles optimise la balade : hérons, aigrettes et martins-pêcheurs se laissent observer de loin, à condition d’avancer sans bruit !
Les amateurs d’observation prolongent souvent le séjour par la réserve naturelle d’Arjuzanx et ses grues cendrées, à l’est du département.
Le courant d’Huchet se découvre en douceur, entre forêt inondée, dunes et oiseaux. Quel sentier choisirez-vous d’emprunter ?
Pour parcourir le courant d’Huchet à pied, comptez de 1h30 à 3h selon l’itinéraire choisi, les sentiers en accès libre couvrant de 3,5 à 8 km. La visite guidée, plus courte, dure environ 2h pour 2 km, car elle multiplie les arrêts destinés à l’observation.
Non, la randonnée n’est pas payante dans la réserve du courant d’Huchet : les sentiers en accès libre restent gratuits et sans réservation. Seule la visite guidée accompagnée par un garde naturaliste se paie, à partir de 8 € par adulte et 4 € par enfant à partir de 6 ans.
Oui, le sentier convient aux enfants habitués à marcher, car le terrain est plat et sans difficulté technique. Choisissez la portion la plus courte côté forêt, ombragée et riche en observations. Prévoyez de l’eau, un anti-moustiques et une poussette tout-terrain si vos enfants sont petits.
Garez-vous au niveau du pont de Pichelèbe, sur la RD328, à Moliets-et-Maâ : le parking se trouve au départ des sentiers, à côté du point d’information de la réserve. Arrivez tôt en juillet et en août, car les places disponibles partent rapidement en matinée.
Oui, à condition d’avancer en silence et tôt le matin. Hérons cendrés, aigrettes, martins-pêcheurs et cistudes se laissent observer depuis les sentiers. La loutre et le vison d’Europe vivent aussi sur le site, mais leur discrétion les rend très difficiles à apercevoir sans guide.